Témoignages sur le frère Flavien Laplante, c.s.c.


  • Mgr Albert Sanschagrin, O.M.I.

    La revue diocésaine de Saint-Hyacinthe, 3 septembre 1981

  • Partout où il a passé, le frère Flavien a laissé le souvenir d’un homme, d’un religieux d’une énergie et d’un dévouement inépuisable, plein de ressources et d’une activité débordante, le tout, fruit d’une charité vive, au service des pauvres et des démunis. Ce fut aussi un grand priant tout au long de sa vie et tout particulièrement durant ses années de vie contemplative. Causeur disert et conférencier apprécié, il pouvait tenir un auditoire sous le charme de sa parole, en narrant à sa façon les multiples épisodes de ses nombreuses aventures.
  • M. Gérard Boileau

    Revue «Salam!» Vol. 32, no 4, octobre 1982

  • Apprendre la mort du frère Flavien fut le plus gros choc de ma vie. Je n’ai pas honte de le dire, j’ai pleuré. Flavien était un ami sincère depuis le Collège Notre-Dame où il était responsable des sports. Il était toujours occupé à aider, à encourager et à organiser.
  • Je l’ai vu arroser la patinoire, sans mitaines, à des froids sous 0, construire une grosse glissade en neige et par des froids intenses, prendre de la neige mouillée avec ses mains nues pour boucher les trous, et tout cela pour s’endurcir à la douleur.
  • Une petite anecdote : un jour, j’appelai par téléphone le frère Flavien à la maison des Frères à Montréal. On me répondit : «Je ne suis pas le frère Flavien mais j’aimerais bien l’être». Être Flavien, c’était être humble, s’oublier soi-même, se sacrifier pour les autres, se donner tout entier aux pauvres et aux malheureux, ce qui n’est pas facile.
  • Terry Deacon

    Revue «Salam !»

  • J’ai été à la fois profondément attristée et aussi quelque peu heureuse d’apprendre le départ de notre ami Flavien. Je m’explique. Triste parce que la mort interrompt toute communication terrestre, triste aussi parce que par son œuvre tangible, par ses longues méditations, par la force de sa prière. Flavien était un ambassadeur non seulement pour le peuple du Bangladesh, mais pour tous les hommes, et en ce sens son départ constitue une perte pour toute l’humanité. Heureuse à la fois, parce que ce serviteur du Christ, ce missionnaire dans la force du mot, ne souffre plus physiquement, et parce que je crois surtout que par cette mort qui n’est qu’une renaissance spirituelle, Flavien sera encore plus près de chacun de nous qui l’avons connu, respecté et aimé.
  • Sœur Aurore Boileau, c.s.c.

    Revue «Salam!»

  • À Noakhali, que de fois sa dure journée terminée, on le voyait, le soir, partir avec sa lampe, en direction de l’église. Ses longues heures de prière nocturne, il ne les a pas commencées à Diang, il en avait pris l’habitude depuis longtemps.
  • Lucien Charrette

    Revue «Salam!»

  • Ce fut un grand choc pour moi d’apprendre le décès du frère Flavien. Cependant, je suis heureux pour lui, car il est allé recevoir sa si belle couronne qu’il s’est tressée pour le ciel pendant tout son temps de missionnaire infatigable. Puisse Dieu faire fleurir Miriam Ashram davantage sous sa protection. Je perds un grand ami, mais je suis heureux d’avoir pu l’aider par mes faibles contributions dans ses entreprises qu’il avait tant à cœur de mener à bonne fin.
  • Frère Donald Nadeau, c.s.c.

    Missionnaire au Bangladesh

  • Pour moi, Flavien était un violent. Un violent comme on l’entend dans l’évangile. Un homme qui travaillait comme si tout dépendait de lui, mais qui se fiait à Dieu comme s’il était responsable de tout. Il se donnait corps et âme sans compter ni ses heures ni ses fatigues. Il brûlait d’un zèle fulgurant pour chacune des oeuvres auxquelles il s’acharnait. Je l’ai entendu parler des réfugiés de la Seconde Guerre mondiale et j’ai entendu d’autres personnes louanger son travail acharné pour trouver du travail, du pain et un logis aux centaines de familles qui se trouvaient à Chittagong à cette époque.
  • Puis sa sollicitude s’est tournée vers les orphelins qu’il logea à Diang. Les incompréhensions, les discussions, les luttes, les cas de cour : que de troubles pour établir son orphelinat, mais Flavien n’est pas de ceux qui lâchent aux premières difficultés.
  • Son ardeur et son énergie se sont tournées ensuite vers les pêcheurs. Encore là, sa constance, sa hardiesse, son courage me le montrent comme un violent, un quelqu’un qui se débat contre le diable pour une bonne cause et qui ne recule devant aucun obstacle.
  • Mme Bernadette McCarthy

    Revue «Salam!»

  • C’est avec très grand peine, sinon surprise, que nous avons appris la mort du saint cher frère Flavien.
  • J’ai connu le frère Flavien pendant plus de 50 ans, nous étions du même âge. Pendant toutes ces années, il nous a impressionnés par sa sainteté, son travail, ses prières, son attachement à sa famille, à ses bien-aimés de Chittagong, à ses amis de par le monde, à l’Église qu’il a servie avec un dévouement inlassable. Que de prières il a dites pour nous ! Notre vie a été enrichie par ses efforts et ses oraisons. Je suis certaine que le Seigneur a reçu notre cher frère à son foyer céleste avec un cœur débordant d’amour. Mon mari et moi, nous vous assurons de nos prières quotidiennes et sa mémoire sera en vénération chez nous.
  • Frère Lucien Goupil, c.s.c.

    Missionnaire au Bangladesh

  • Oui, le vieil homme de la mer, comme j’avais l’habitude de l’appeler s’en est allé. On se souviendra longtemps de lui dans ce pays. Les pères Moreau et Dujarié (nos fondateurs) peuvent être fiers d’avoir eu un tel fils. Frère Flavien était un vrai fils de Sainte-Croix et personne n’avait eu un charisme comme le sien depuis le frère André. Je me tenais sous la pluie, m’émerveillant du pouvoir et de l’amour de Dieu dans ce «vieil homme» qui était maintenant conduit à son repos final. Rendons grâce à Dieu ! Qu’il repose en paix pour toujours !
  • Mme Dorothy McGrath

    Groupe Columbus

  • Nous considérons comme une grande bénédiction d’avoir connu le frère Flavien depuis 1954 et nous remercions Dieu de cette faveur.
  • Lors de sa première visite, alors qu’il passait la barrière de la station d’autobus, ma compagne me dit : «Avez-vous jamais vu quelqu’un qui ressemble tant au Christ ?», et cela même avant qu’il s’adresse à nous.
  • Notre contribution annuelle est le seul moyen de prouver notre affection pour lui et notre admiration pour son travail prodigieux en de terribles conditions qu’il acceptait joyeusement.
  • Frère Conrad Auger, c.s.c.

    Missionnaire au Bangladesh

  • Je fus le supérieur du frère Flavien, une bonne dizaine d’années, mais je ne me suis jamais senti vraiment supérieur à lui tant sur le plan religieux qu’humain. Je l’ai connu durant 24 ans d’activités au Bangladesh, ce qu’on ne peut pas oublier facilement. C’est l’homme de qui j’ai entendu, un jour, de la bouche d’un diplomate de l’ambassade canadienne à Dhaka : «Au frère Flavien, on voudrait dire : tu es complètement fou mais c’est comme cela que je t’aime!». Il était fou mais de la folie de la croix. De sa propre initiative, il ne prenait jamais les moyens de se faciliter la tâche; en même temps, il ne refusait jamais une assistance qu’on lui offrait. Pour lui, il importait peu que ce soit difficile, mais il importait que ce soit fait. Je me suis souvent demandé comment une constitution humaine, si forte soit-elle comme la sienne, puisse résister si longtemps à tant de fatigues, de nuits blanches, de mauvaise ou sans nourriture, et surtout à tant de contrariétés.
  • La principale leçon que j’ai gardée de lui est comme il le disait lui-même parfois, décrivant sa propre attitude : «Si tu as du bon temps, prends-le et profites-en avec joie, ne cours pas après les sacrifices mais lorsqu’il te vient de la misère, avale-la avec la même sérénité que les bons moments et tu en auras bien assez». C’est toute une règle de vie. S’il n’a pas couru après la misère, la misère, elle, a couru après lui!… et on sait combien il en a mangé dans la vie. Je n’aurais jamais cru qu’on homme comme Flavien puisse mourir comme tout le monde, tout simplement dans un lit !
  • Frère Aquila Laniel, c.s.c.

    Missionnaire au Bangladesh

  • Tous ici reconnaissent que le frère Flavien fut un homme de Dieu qui n’a jamais cherché ses aises ou le confort matériel. Au contraire, il fut toujours occupé à aider les autres dans toutes leurs difficultés. Pendant sa maladie, il disait à ses anciens élèves que c’était pour eux qu’il souffrait afin qu’ils puissent en tirer profit. Il a mérité sa récompense éternelle; on doit se réjouir spirituellement avec lui en attendant de le rejoindre tôt ou tard au Paradis.
  • Heureux ceux qui l’ont connu et heureux aussi ceux qui obtiendront des faveurs par son intercession. Que le Seigneur accorde grâce et sagesse à ceux qui essaient de continuer son œuvre auprès des pauvres et des abandonnés.
  • Père Albert Himbeault, c.s.c.

    Chapelain à Miriam Ashram

  • Frère Flavien était très charitable, il ne pensait jamais à lui-même mais toujours aux autres.
  • Je n’ai jamais vu frère Flavien faire des miracles, mais sa vie de tous les jours était un miracle.
  • Frère Fernand Madore, c.s.c.

    Lettre au frère Faustin Laplante, c.s.c. , 24 août 1981

  • Mon premier souvenir indélébile du frère Flavien est mon premier Noël au Bengale. C’était en 1947. Un Noël de pauvre parmi les pauvres dans le grand hangar qui abritait ses 100 orphelins de Diang. Après la messe de minuit, quelle joie, quel délire quand, pour le réveillon, Flavien distribue des oranges toutes dorées et fraîches.
  • Et je le vois tirer avec ses enfants la charrette qui apporte les provisions de la ville… il est couvert de boue, il sue sang et eau mais c’est la joie de la dure montée de ces collines qu’il continue d’habiter de son grand rêve de cinquante ans !
  • Que de randonnées à la pêche avec lui ! On sera trois jours en mer. Tout ce qu’il apporte est une bouteille d’eau fraîche et des biscuits secs plein ses poches. Encore réussira-t-il à partager avec ses pêcheurs son brin d’eau douce.
  • Ils sont là devant lui assis par terre sous les arbres, plus de 400 pêcheurs qu’il harangue de la magie de son verbe puissant qu’il rythme de grands coups de bâton sur l’arbre d’à côté. On acquiesce. On applaudit, «Ah ! ce qu’il parle bien !», qu’ils disent. Et Flavien de me faire remarquer : «Tu vois comme ils ont compris. Je n’aurai pas la tête tournée qu’ils continueront tout comme ci-devant. Une des preuves que l’Église est divine, c’est que le Seigneur a choisi des pêcheurs pour la fonder !».
  • L’abbé Berty Rodrigues

    Ancien chapelain à Miriam Ashram, Juin 1984

  • À Miriam Ashram, j’étais en présence d’un frère missionnaire. . . et tout ce qui m’entourait était le fruit de cette âme intrépide, de quelqu’un qui s’est privé de toutes les bonnes choses qu’un pays riche peut offrir comme confort.
  • Au lieu de cela, il prit la forme d’un pêcheur méprisé et de basse classe parmi lesquels il vécut. Il mangeait leur nourriture, dormait où ils dormaient et parlait leur dialecte. Il est devenu partie intégrante de chaque village sur les 750 milles de la région côtière du Bangladesh. Hommes et femmes de la classe des pêcheurs l’acceptaient comme un débota (déité), leur Débota. Ce frère missionnaire ne parlait pas du monde environnant, excepté de ce qui l’habitait au fond de lui-même. . . les pêcheurs.
  • Il combattit pour leurs droits en cour et réussit à gagner presque tout le temps, mais au prix de quelle dépense d’énergie, de patience et de fatigue – lui seul peut le dire. Il n’y avait rien d’étranger en lui quand il s’agissait d’être un pêcheur parmi les pêcheurs.
  • Dans ses homélies, le frère souvent parlait du Christ comme satisfaisant tous nos besoins. Rien d’autre ne saurait nous suffire. Une fois j’eus le sentiment en l’écoutant que l’amour pour lui ne voulait pas dire simplement l’amour de Dieu et du prochain. L’amour pour lui, si je l’ai bien compris, voulait dire plus un abandon de soi-même à Dieu et au prochain, une indifférence envers une rétribution d’amour, une voie à sens unique à vrai dire. Le frère donnait tout ce qu’il avait à ceux qu’il aimait le Christ-Jésus et les pêcheurs.
  • Frère Constant Brouillard, c.s.c.

    Revue «Salam!» Vol. 32, no 1, janvier-mars 1982

  • Durant les deux premières années de sa vie d’ermite, je m’accuse d’avoir épié pour ainsi dire, le cher confrère afin de m’en édifier; des soirées, je suis resté derrière un arbre pour ne pas le déranger en ses longues supplications, le plus souvent à haute voix. Beau temps, mauvais temps, hiver froid et humide, comme nuits écrasantes de chaleur et d’humidité, le frère Flavien était fidèle au rendez-vous avec le Seigneur et la Vierge. Que de rosaires pieusement récités !. . .
  • Lorsque je vécus avec lui à Diang, aux années 50, il passait une partie de ses nuits en prière en la chapelle voisine de ma chambre parce qu’il était revenu tard de la pêche ou qu’il devait y retourner très tôt le matin.
  • Donc sa vie fut d’abord profondément intérieure, voilà pourquoi il a pu se tremper complètement en son réduit. Plus d’une fois, il m’a répété que dans son Ashram, il a eu plus de contacts avec les pêcheurs qu’au temps où il parcourait sans cesse leurs villages, maintenant, disait-il, reposé, solitaire, j’ai plus de loisirs d’aider vraiment ceux qui me visitent, les pêcheurs en particulier, chrétiens et païens. Plusieurs musulmans qui s’offusquaient de se voir préférer les pêcheurs, basse caste dépréciée, perdirent leur rancune et devinrent ses amis.
  • Frère Julien Hétu, c.s.c.

    Missionnaire au Bangladesh

  • «Il y a plusieurs cordes à votre luth. Laissez-moi y ajouter la mienne.» J’aimerais me servir de cette prière du grand poète Rabindranath Tagore, comme inspiration parmi les nombreux témoignages sur le frère Flavien. Au premier contact avec le frère Flavien, on ne pouvait manquer de saisir sa personnalité tout exubérante. Sur-le-champ, c’était un dialogue vivant, enthousiaste, mêlé de fines pointes d’esprit. Chaque individu qu’il rencontrait devenait pour lui un être unique qu’il s’efforçait de comprendre, et qu’il aimait déjà profondément, car il n’y avait pas de demi-mesure en lui.
  • Malgré toutes ces belles qualités d’organisateur, de chaude amitié, de travailleur infatigable, ce qui demeura toujours authentique en lui, ce fut sa vie de prière généreuse et soutenue. Dans toutes ses activités les plus débordantes, le frère Flavien n’oubliait jamais de prier, même assoupi au pied du tabernacle aux petites heures de la nuit. Je m’en voudrais bien de juger ce sommeil probablement plus contemplatif qu’autrement. Car, maintes fois, j’ai remarqué, lors de certaines réunions, qu’il semblait «cogner des clous», mais aussitôt que les mots de Diang ou Miriam Ashram étaient prononcés, il sursautait et soutenait son œuvre comme la mère son enfant. Dans une dernière réunion chez les frères à Chittagong, le frère Flavien avait souligné avec force combien Jésus était un homme d’action tout en demeurant en contemplation devant son Père.
  • Si on se doit de prier pour le repos de l’âme du frère Flavien, n’oublions pas également de le prier. Merci, frère Flavien de nous avoir donné un exemple si fort de vie religieuse et missionnaire.
  • Maurice Cadoret, ptre

    Lettre au frère Albéric Houle, c.s.c.

  • Ci-inclus quelques lettres du frère Flavien qui vous seront sans doute utiles – ne fût-ce que pour jeter un supplément de lumière sur la haute stature spirituelle du cher frère Flavien – l’équivalent masculin de la Mère Thérèse de Calcutta de réputation mondiale.
  • J’aime à croire que vous déploierez tous vos atouts de biographe pour rendre le plus de justice à ce géant de Sainte-Croix.
  • Frère Pierre-Paul Gougeon, c.s.c.

    alors supérieur provincial, «Escales» vol. 33 no 1, 15 septembre 1981.

  • Un grand missionnaire est disparu. Un géant de la mission est passé chez le Père ! Si l’on songe à ce qu’a été sa vie, on peut être sûr qu’à l’instar de la petite Thérèse de l’Enfant-Jésus, il a l’intention de passer son ciel à faire du bien sur la terre. Car toute sa vie n’a consisté qu’en cela, faire du bien aux autres. Il était totalement donné aux autres et par les autres, au Seigneur. La promotion humaine, la promotion de la dignité humaine, il y a longtemps qu’il y a travaillé, bien avant la lettre. . .
  • Au Bangladesh, restent après lui des signes tangibles de son action multi-forme pour et avec les petits, pour et avec les parias : orphelinat, écoles, coopératives, autant d’œuvres solides bâties pour ses chers enfants, petits et grands, et qui sont maintenant comme des monuments élevés à sa mémoire. Mais des monuments vivants, animés par des confrères qui entendent bien suivre ses traces et prolonger son action tant qu’il y aura des besoins à combler.
  • Frère Flavien, modèle de l’apôtre inlassable, de l’apôtre complet, de l’apôtre vrai, parce que donné, parce que priant, grand priant !
  • Frère Flavien, aidez-nous maintenant à vivre notre mission à la suite de Jésus. Et merci, frère Flavien, pour avoir été pour nous tous ce vivant appel à suivre le Seigneur jusqu’au bout.
  • M. Joseph Gomes

    un ancien élève du frère Flavien, Discours prononcé au Bangladesh

  • « Frère Flavien goûte à la nourriture des pensionnaires à tous les jours pour vérifier s’ils sont nourris comme il faut. Si un pensionnaire tombe malade, frère Flavien le soigne avec tout l’amour et le dévouement d’une mère. En se rappelant le sort d’un pensionnaire, frère Flavien en a encore les larmes aux yeux. Il nettoie même les toilettes des pensionnaires avec un balai.
  • Frère Flavien s’habitue à marcher nu-pieds comme les pauvres des villages. En hiver, un pensionnaire souffre-t-il du froid, frère Flavien lui passe ses propres couvertures ou son chador (foulard).
  • Frère Flavien voit à ce que les jeunes observent la discipline et punit les coupables. L’enfant pleure-t-il, frère Flavien a les larmes aux yeux… et lui donne une friandise pour lui faire oublier sa punition.
  • Quand frère Flavien sent la colère monter, il s’empare d’une «kodal» (hache) et travaille dans le jardin tant que sa bonne humeur n’est pas revenue.
  • Frère Flavien n’est pas attaché à l’argent. Il distribue aux pauvres l’argent qu’il reçoit. S’il se trouve à court de fonds pour les pensionnaires, le jeudi, jour du marché, il s’enferme alors dans son bureau et … pleure. Puis il emprunte et finit par acheter au moins le nécessaire pour ses pensionnaires.
  • Et ces deux cents arbres qu’il a transplantés – ils auraient dû tous mourir. Ils ont bien poussé grâce à la touche magique du frère Flavien. L’Inspecteur d’école, Janidas Rajeshar Roy Chowdhury et le Président du «board» du district, feu Ismail Mia/Hashem Ali Khan sont pleins de louanges pour l’œuvre du frère Flavien à Padrishibpur.»
  • Frère Godefroy Danis, c.s.c.

    Lettre au père Alfred Charron, c.s.c., Padrishibpur, 27 mars 1934.

  • « Frère Flavien est à mon sens le frère de Sainte-Croix le mieux doué qui n’ait jamais mis les pieds sur le sol du Bengale et un grand merci vous est dû pour nous l’avoir donné. À cause de son grand zèle et de ses merveilleuses aptitudes missionnaires, j’aimerais le voir toujours demeurer dans la jungle loin de l’influence asséchante de la ville. J’en parle avec connaissance de cause, car j’ai connu la ville. »
  • M. Pierre-Elliot Trudeau

    Universitaire itinérant

  • En décembre 1948, il passe Noël à Diang, soit une seule journée. Pourquoi est-il resté attaché au frère Flavien? Il a sans doute été captivé par la personnalité rayonnante de ce dernier et par le récit pittoresque et touchant des aventures qu’il a vécues durant la période de la famine à Chittagong et par les incidents souvent tragiques qui ont marqué les débuts de son apostolat à Diang-la-Misère.
  • Johannes Hermans et Ernest Herb

  • Ces deux représentants de MISEREOR de l’Allemagne de l’Ouest, prennent contact avec la poissonnerie de Kalidaha sur la baie du Bengale; ils veulent recueillir des informations pour leur prochaine campagne de charité au cours du carême de 1976. De retour au pays, J. Hermans publie un article sur leur voyage dans la revue Misereor du 4 avril 1976. Je laisse de côté les détails techniques sur la pêche pour ne retenir que les remarques louangeuses de ces gens compétents sur la personnalité du frère Flavien :
  • « Tempo, tempo, tempo
  • Il s’agit donc de se hâter, d’accélérer. Quand il est question de «tempo», le dynamique Canadien est bien connu dans Chittagong. Je n’ai jamais vu un homme, qui compte presque 70 ans, prendre des décisions si rapides et si résolues. Il ne marche pas, il court. Il mitraille ses gens de questions. Y a-t-il suffisamment d’huile, de glace et d’eau à bord du bateau? Le moteur ronronne-t-il bien? Que dit le bulletin météorologique? Entre-temps, Flavien trouve toujours le temps pour une plaisanterie. Les Bengalis rient de bon cœur. Sa vie ne fut qu’une lutte. Quel visage, pensai-je, alors que nous étions depuis longtemps au large et que lui s’était installé à la proue du bateau. Des yeux jeunes sous une chevelure chenue. Des yeux qui ont vu beaucoup et qui ont été témoins de bien des événements! Pour moi, le frère Flavien est la vivante incarnation du personnage qu’a si bien décrit l’écrivain américain Ernest Hemingway dans son roman «Le vieil homme de la mer». Toute sa vie ne fut qu’un combat contre la pauvreté, la misère et l’ignorance. Et le succès lui a été souvent difficile. »
  • Maintenant, nous en savons un peu plus sur les problèmes que, jour après jour, les pêcheurs du Bengale doivent résoudre. Et finalement, nous avons rencontré le frère Flavien, un homme qui ne vit que pour les autres. Comme disaient les pêcheurs: «Il est toujours là pour nous aider.»

 

Prière pour la béatification de Frère Flavien Laplante

Seigneur Jésus, avec joie, nous te rendons grâce pour la vie de frère Flavien Laplante, l’apôtre et l’ermite de Diang. Par sa prière, son courage apostolique et son souci des autres, il a redonné une dignité à une population négligée du Bangladesh et s’est dévoué à la cause des orphelins. Sa dévotion à Marie, notre mère, son enthousiasme et sa vie d’humilité et de dévouement auprès des pauvres et des nécessiteux nous invitent à nous consacrer à toi par une vie de service auprès de ceux et celles qui sont dans le besoin. Seigneur, fais en sorte que sa béatification advienne pour le bien de tous et en particulier pour l’Église et le peuple du Bangladesh. Par l’intercession du Frère Flavien Laplante, nous te demandons. . . . . Daigne exaucer notre demande au nom de Jésus notre frère et de l’Esprit Saint qui vivent avec Toi pour les siècles sans fin. Amen.

Crédit: Centre frère Flavien Laplante, CSC Montréal, Canada et père Jomon Kalladanthiyil, csc

Crédit vidéo: Jilson Thomas et JK

À visiter: www.flavienlaplante.com